La consultation diététique, pour qui ?

Vaste sujet et grande question finalement, quand consulter ? Les motifs les plus évidents sont connus : accompagnement pour la gestion du poids, recommandation du médecin traitant… Se sentir mal avec son corps et son poids est le premier motif de consultation.

Mais franchir le pas de la prise de rendez-vous peut aussi être une envie d’optimiser son alimentation au quotidien, se sentir en pleine forme. L’alimentation optimale est ce qui, avec l’activité physique et une bonne qualité de vie et de sommeil, nous maintient en pleine forme.

C’est un sujet qui ne peut pas être traité de façon globale, chaque individu a son propre équilibre et se questionner sur le sujet est légitime et positif. Le plaisir de manger, accompagné du savoir bien manger, est un bonheur incomparable qui vous accompagne chaque jour. Rien de plus plaisant que de savoir que les aliments font du bien à notre corps, les ingérer en toute conscience génère un rapport à l’aliment apaisé. Arrêter de diaboliser les aliments « interdits » et se libérer des idées préconçues est également source d’une grande satisfaction, fini la culpabilité, on mange de façon instinctive et positive.

La première consultation s’adresse donc au plus grand nombre, car la diététique ce n’est pas du comptage de calories, c’est avant tout une approche apaisée et bienveillante de l’aliment, pour faire rimer plaisir, santé et bien-être.

Les fruits et légumes de saison

Manger des fruits et légumes de saison, respecter le rythme des végétaux, c’est privilégier une consommation locale et de qualité. Les fruits et légumes de saison sont riches en vitamines et minéraux car au pic de leur maturité, ils ont été cultivés et récoltés selon leur saisonnalité et vous offrent le maximum de leur potentiel nutritionnel et vitaminique.

Vous trouverez quantités de calendriers de saison, n’hésitez pas à afficher leurs jolis dessins colorés sur votre réfrigérateur ou dans votre cuisine, comme un pense-bête au fil des mois.

Fruits et légumes de janvier

Pour autant, il ne faut pas se restreindre sur les apports de fruits et légumes et d’autres sources telles que les surgelés et conserves peuvent être envisagées pour varier. En effet les fruits et légumes sont conditionnés à pleine maturité pour durer plus longtemps et pouvoir être consommés toute l’année. Le mot d’ordre : variété ! 🙂

L’équilibre alimentaire

Qu’entendez-vous quand on vous parle d’équilibre alimentaire et quel est le message sous-jacent ?

L’expression « équilibre alimentaire » sous-entend une notion de valeur de référence à atteindre, ça c’est un fait. On pourrait parler d’équilibre pour une alimentation riche en graisse et en glucides par exemple. Si ce régime alimentaire est maintenu pendant un temps suffisamment long on peut parler d’équilibre finalement.

Mais le but n’est pas vraiment là quand on vous parle d’équilibre alimentaire, on recherche plutôt un objectif en terme de répartition des macro nutriments sur le plan quantitatif : protides, lipides, glucides. Sachant que les recommandations mises à jour en 2016 par l’ANSES s’accordent sur les pourcentages suivants pour une population adulte, normale : 10 à 20% de protéines, 35 à 40% de lipides, 40 à 55% de glucides. Ceci constitue la forme émergée de l’iceberg. 🙂

La définition exacte et scientifique en est la suivante : « Une répartition équilibrée des nutriments doit permettre de couvrir sans excès les besoins énergétiques tout en conduisant à un apport satisfaisant en micronutriments indispensables, qui assure la couverture des besoins qualitatifs de l’organisme. » (Apports Nutritionnels conseillés pour la population française – Martin – 2001)

On notera le « sans excès » et « besoins qualitatifs ». On pourrait l’expliquer de façon suivante : l’apport calorique doit être stable, correspondre au poids de forme et de qualité pour favoriser une bonne santé et même retarder l’apparition de maladies.

L’autre versant d’une alimentation équilibrée, la face « cachée » si l’on peut dire ainsi concerne l’équilibre au sein de chaque famille d’aliment (rapport Omega 6 / Omega 3 par exemple), l’apport en fibres ainsi que les micronutriments, vitamines, minéraux et oligoéléments. C’est le versant qualitatif, qui est plus subtil et nécessite de bonnes connaissances, une éducation nutritionnelle.